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September 17, 2026

Tendinite du sportif : prévenir et accélérer la récupération

Douleur sourde au tendon d’Achille après la course, gêne persistante à l’épaule après chaque séance de natation, tendinite du coude qui revient sans cesse… La tendinopathie est l’une des blessures les plus fréquentes chez les sportifs, qu’ils soient amateurs ou confirmés. Contrairement à une entorse, elle s’installe progressivement et peut devenir chronique si elle est mal gérée.

Bonne nouvelle : il existe de nombreuses approches naturelles, validées par la kinésithérapie sportive, pour prévenir son apparition et accélérer la récupération sans recourir systématiquement aux anti-inflammatoires.

Tendinite ou tendinopathie : de quoi parle-t-on exactement ?

Le terme "tendinite" est en réalité un raccourci : il sous-entend une inflammation, alors que dans la majorité des cas chez le sportif, il s’agit plutôt d’une tendinopathie. C’est une dégénérescence progressive des fibres de collagène du tendon, liée à une surcharge mécanique répétée plutôt qu’à une inflammation aiguë.

Les tendons sont peu vascularisés et se régénèrent lentement. Lorsque les sollicitations (course, sauts, gestes répétitifs) dépassent leur capacité naturelle de récupération, les microlésions s’accumulent plus vite qu’elles ne se réparent. C’est ce déséquilibre chronique entre charge et récupération qui constitue la véritable origine de la tendinopathie du sportif.

Les différentes tendinopathies selon la zone du corps

Tendon d’Achille (coureurs) : douleur à l’arrière du talon, raideur matinale qui s’atténue puis revient à l’effort. Souvent liée à une reprise trop rapide ou des chaussures inadaptées.

Épaule : douleur lors des mouvements du bras au-dessus de la tête, parfois gonflement local. Peut gêner des gestes simples (s’habiller, attraper un objet en hauteur).

Coude : douleur à l’extérieur du coude (tennis elbow) ou à l’intérieur (golf elbow), intensifiée par la préhension ou la rotation du poignet.

Genou, tendon rotulien et patte d’oie : douleur sous la rotule en descendant les escaliers (tendon rotulien), ou sur la face interne du genou liée à un déséquilibre musculaire (patte d’oie).

Poignet, tendinite de De Quervain : douleur à la base du pouce lors de la préhension.

Hanche : douleur sur le côté de la hanche, parfois irradiante vers la cuisse.

Quelle que soit la zone touchée, un diagnostic précis (médecin du sport ou kinésithérapeute) reste indispensable avant d’entamer la rééducation.

Pourquoi la tendinopathie s’installe ?

Plusieurs facteurs favorisent son apparition : une augmentation trop rapide du volume ou de l’intensité d’entraînement, un échauffement insuffisant, un déséquilibre musculaire (certains muscles compensent pour d’autres, créant une surcharge localisée), une récupération insuffisante entre les séances, ou encore une carence en glycine et en proline.

L’âge joue également un rôle : avec le temps, la synthèse de collagène par l’organisme devient moins efficace, rendant les tendons plus vulnérables aux microtraumatismes répétés.

La phase aiguë : que faire dans les 48 premières heures ?

Lorsque la douleur apparaît, la prise en charge immédiate conditionne en grande partie la rapidité de la récupération.

Le repos relatif est la première mesure. Pas l’immobilisation totale, mais l’adaptation de l’activité pour éviter le geste qui déclenche la douleur, tout en maintenant une mobilité douce.

Le froid (cryothérapie), appliqué 15 à 20 minutes plusieurs fois par jour, réduit l’inflammation et calme la douleur en phase aiguë. Enveloppez toujours la glace dans un linge pour protéger la peau.

L’argile verte : appliquée en cataplasme sur la zone douloureuse pendant 30 minutes, elle aide à réduire la douleur et le gonflement.

La rééducation active

Contrairement à une idée répandue, l’immobilisation prolongée n’est pas la solution pour une tendinopathie : le tendon a besoin d’une stimulation mécanique contrôlée pour se régénérer correctement.

Les exercices excentriques (protocole de Stanish), réalisés idéalement sous la supervision d’un kinésithérapeute, sont aujourd’hui considérés comme le traitement de référence des tendinopathies chroniques. Ils consistent à allonger le muscle sous tension (par exemple, descendre lentement sur la pointe des pieds pour le tendon d’Achille), ce qui stimule la régénération des fibres tendineuses.

Les étirements doux et progressifs améliorent la souplesse et réduisent les tensions compensatoires sur les muscles environnants.

L’ostéopathie permet d’identifier les déséquilibres posturaux ou les compensations musculaires à l’origine de la surcharge tendineuse, et d’améliorer l’afflux sanguin vers le tendon lésé.

La nutrition

Le tendon est composé essentiellement de collagène de type 1. Lui apporter les bons nutriments accélère significativement sa régénération.

Le collagène (peptides), associé à la vitamine C qui favorise sa synthèse, fournit la matière première nécessaire à la réparation des fibres tendineuses.

La glycine et la proline, acides aminés abondants dans le collagène tendineux, sont souvent insuffisamment apportés par l’alimentation classique et peuvent faire l’objet d’une supplémentation ciblée pendant la phase de récupération.

Les oméga-3 modulent l’inflammation chronique de bas grade qui freine la cicatrisation, tandis que la vitamine C (acérola notamment) soutient à la fois la synthèse du collagène et la récupération immunitaire post-effort.

La thérapie par ondes térahertz

Au-delà des approches classiques, la technologie térahertz s’inscrit naturellement dans une stratégie de récupération sportive.

Une vascularisation accrue du tendon lésé : les ondes THz favorisent la vasodilatation locale, améliorant l’apport en oxygène et en nutriments vers une zone naturellement peu vascularisée.

Une élimination facilitée des déchets métaboliques : la meilleure microcirculation aide à évacuer les toxines accumulées dans les tissus sursollicités.

Une chaleur profonde et diffuse qui détend les muscles péri-tendineux, réduisant les tensions compensatoires qui entretiennent souvent la douleur à distance du tendon lui-même.

Une activation cellulaire qui soutient les processus naturels de régénération des fibres de collagène.

L’appareil iTeraCare, déjà plébiscité pour la récupération sportive, peut s’intégrer naturellement dans un protocole de soin post-effort ou en phase de rééducation d’une tendinopathie.

Précision : cette approche est un soutien à la récupération naturelle, elle ne remplace pas la rééducation par un kinésithérapeute, indispensable pour une guérison durable.

Clause de non-responsabilité médicale : Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Une tendinopathie persistante nécessite un avis médical et un suivi kinésithérapique adapté. Consultez un professionnel de santé avant d’entreprendre toute supplémentation ou modification de votre prise en charge.

Hugues Mandoul

Auriculotherapeute et distributeur indépendant agrée de iTeraCare

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